mercredi 18 mai 2011

Youth, we can

Le deuxième jour du Congrès d’Athènes, l’accent a été mis sur l’emploi des jeunes. Dans de nombreux pays européens, l’emploi des jeunes reste élevé. Et là où les jeunes arrivent à se frayer un chemin sur le marché de l’emploi , c’est trop souvent avec des contrats précaires, sans beaucoup de perspectives. De nombreux pays ont témoigné de ce problème tout comme, bien sûr, les responsables jeunes présents ici.

Les chiffres européens parlent d’eux-mêmes: cinq millions de jeunes travailleurs ont perdu leur emploi durant la crise économique et financière. Deux tiers des jeunes travailleurs sont employés avec un contrat à durée déterminée. Le taux de chômage des jeunes va de 22% en France, à 26% en Irlande er jusqu’à 43% en Espagne ! En Allemagne, les contrats précaires pour les jeunes prolifèrent. Il ne s’agit pas seulement des contrats à durée déterminée et intérim classiques, mais aussi de « mini-jobs » avec très peu d’heures de travail, et un nombre important d’heures sous-payées et même non payées. Cela a des conséquences importantes sur le financement de la sécurité sociale, bien sûr.

C’est surtout le comité jeune de la CES, présent ici, qui s’occupe activement de cette thématique. Tom Vrijens de la CSC-jeunes a participé au lancement d'une campagne sur ces questions. Le comité jeune de la CES demande des garanties pour les jeunes : pour chaque jeune, un droit au travail, à l’enseignement et à la formation. Ces idées se retrouvent dans la stratégie « Youth on the move » de la Commission Européenne, dans le cadre d’Europe 2020. Mais ces belles paroles semblent sérieusement mises en doute par les décisions que les pays européens sont en train de prendre, avec la Commission et le Parlement, dans le cadre de la gouvernance économique, puisque le type de gouvernance sur la table se traduira par plus d’austérité pour les budgets publics !

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