Athènes, le 16 mai, Felipe Van Keirsbilck (Secrétaire général de la CNE)
Dans cette situation exceptionnellement difficile pour l’UE, la CES était elle-même fragilisée par le renouvellement presque total de son équipe dirigeante. Il est difficile d’organiser un événement aussi vaste qu’un Congrès avec près de 1.000 personnes venant de plus de 30 pays, sur base d’une équipe en plein renouvellement, et affaiblie par des départs récents. Pas mal de participants notent d’ailleurs un manque de souffle ou d’enthousiasme dans ce congrès, peut-être à cause de la prudence qu’il a fallu conserver pour l’organiser dans ces conditions-là …
Mais le plus important est l’avenir de la CES : nous sommes, à la CSC, résolument attachés à l’idée d’une Europe socialement intégrée et harmonisée, et à cet outil imparfait mais irremplaçable qu’est la CES. De ce point de vue, il est rassurant de voir que les textes qui sont adoptés sont globalement bons, et que l’action de la CES pourra donc s’appuyer sur des analyses justes et des principes de progrès social. Il est aussi rassurant de voir arriver une nouvelle équipe complète, apparemment unie et déterminée. A sa tête, pour remplacer John Monks dans la fonction éprouvante mais essentielle de Secrétaire Général de la CES, arrive une syndicaliste que nous connaissons bien, à la LBC et à la CNE, et que nous avons toujours eu à cœur de soutenir : Bernadette Ségol, qui était jusqu’hier la responsable de UNI Europe (UNI est l’internationale syndicale des employés et des services). Dans ses responsabilités à UNI, Bernadette a toujours montré une énergie infatigable, un très grand sens de l’écoute et une attention continue à la recherche du consensus dans des équipes ou des instances par nature complexes, internationales et interculturelles. Lors du dernier Congrès de la CNE, elle était venue faire un important discours de clôture, plein d’énergie et de mobilisation pour cette Europe dont elle est une militante passionnée.
Sous la direction de Bernadette, UNI Europe avait joué, il y a quelques années, un rôle important dans la dénonciation des dangers de la directive « Bolkestein » et dans le suivi des conséquences de la directive « services » qui lui a succédé. Espérons qu’autour d’elle la nouvelle équipe qui animera la CES après ce Congrès aura la même efficacité, la même pugnacité et la même unité pour lutter contre les pires dangers du « Pacte pour l’Euro » et de la mauvaise gouvernance économique …
Nous comptons beaucoup sur la CES (et sur Bernadette et son équipe) : elle sait aussi qu’elle pourra compter sur la CSC !
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