La CES a commencé ce Congrès avec un « Prix pour les services rendus à l’Europe sociale ». Le premier à le recevoir est Jacques Delors, qui a présidé la Commission Européenne de 1985 à 1994. Pour les syndicats, il symbolise encore une Europe qui accorde plus d’attention aux préoccupations sociales, d’autant plus qu’après ses mandats, il a continuellement critiqué le cours que prenait l’Europe.
Jacques Delors n’a pas pu venir chercher son prix pour des raisons privés, mais il a fait lire un message fort, avec un appel à une harmonisation fiscale et sociale minimale dans l’union économique et monétaire. Il a souligné trois défis :
D’abord, la volonté de certains pays de revoir le Traité de Schengen suite aux bouleversements politiques en Afrique du Nord, en remettant en question la liberté de circulation au sein de l’Union, que Delors a vivement critiquée.
Ensuite, la politique énergétique européenne. Au lendemain de la catastrophe nucléaire au Japon, il est essentiel de mettre en place une union européenne de l’énergie, exactement comme on a fait pour la monnaie unique.
Enfin, le dialogue social européen, avec un appel aux partenaires sociaux européens pour le redynamiser, dans la même ligne que les propositions intéressantes du Commissaire Barnier en matière de marché intérieur.
Jacques Delors a terminé par un bel appel au syndicalisme européen, qui est le défenseur des intérêts matériels et moraux des travailleurs. Sans vous, a conclu Jacques Delors, rien ne peut être durable.
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