Comme syndicalistes, nous avons une ambition pour l’Europe. Comme syndicalistes, nous sommes et nous restons des militants de la construction européenne.
Notre Europe est un espace de paix, un espace de développement économique et social où chacun, chacune peut accéder à un emploi de qualité et à de meilleures conditions de travail et de vie.
Actuellement, sous l’influence de la crise, la gouvernance européenne ne va pas en ce sens. Elle se focalise sur l’économique et le budgétaire et peut se résumer en quelques mots : austérité, attaques sur les pensions ou la protection sociale, diminution des salaires, mise en cause des systèmes d’indexation et de négociations collectives, précarisation de l’emploi, attaques contre les services publics. Cette Europe-là, nous n’en voulons pas. Ce n’est pas notre Europe. Avec la CES, nous l’avons combattue en septembre et en mars à Bruxelles, début avril à Budapest.
Notre action nous a permis de marquer des points. Mais il reste beaucoup à faire. Nous allons donc continuer à nous battre! Nous allons préciser les lignes de notre action au congrès de la CES à Athènes. Puis, nous allons continuer notre combat dans les cénacles politiques et dans la rue.
Un comité communautaire francophone extraordinaire de la CSC, consacré à l’Europe, aura lieu le 31 mai prochain à Bouge. Des actions sont déjà en cours d’organisation la fédération de Charleroi, en front commun, ainsi que dans les fédérations du Luxembourg, de Liège et de Verviers qui s’inscriront dans l’espace européen en les organisant avec les syndicats des pays voisins.
Claude Rolin, secrétaire général de la CSC
L’Europe libérale, pour imposer sa nouvelle gouvernance, stigmatise et diabolise les dépenses publiques les brandissant aujourd’hui comme les responsables de la crise.
RépondreSupprimerLa crise n’est pas née de la dette, des déficits et des dépenses publics mais des pratiques des marchés financiers, ces mêmes marchés, sauvés il y a peu par les Etats et qui maintenant en exigent des restrictions budgétaires impensables.
Un plan d’austérité européen ne nous enfoncera que plus avant dans une crise qui est loin d’être terminée et avant qu’une vague suivante ne se déverse sur nous.
Si l’on accepte les plans d’austérité, la baisse des dépenses publiques entraînera à son tour une baisse du PIB qui génèrera une diminution des recettes fiscales. Le solde public ne sera pas amélioré et au final le ratio de dette augmentera. Cette spirale infernale n’est pas la solution !
Nous devons travailler à une Europe dont le fil conducteur sera l’harmonisation sociale vers le haut, avec un soutien social pour tous à tous les moments de la vie (de la naissance à la retraite) et avec un soutien à la croissance au travers notamment de l’enseignement et de la recherche.
Pour protéger les services publics (SSIG), il est primordial que la liste en soit clairement établie et même élargie. Il faut revoir la liste des services d’intérêt économique général (SIEG) soumis à la concurrence et penser le glissement de postes correspondant à des besoins prioritaires (petite enfance, enseignement, énergie, logement social, …) vers les SSIG.
Martine Evraud